Une nouvelle molécule qui freine l’évolution du cancer du poumon! alectinib!

Au congrès sur le cancer, à Chicago. Une molécule, alectinib, détrône le traitement standard dans certaines formes de cancer du poumon.

Dernière bonne nouvelle survenue à l’Asco, le plus grand congrès international sur le cancer qui a lieu chaque année à Chicago. Une étude démontre l’intérêt d’une thérapie ciblée dans certaines formes du cancer du poumon, celles où un gène, ALK, a fusionné avec un autre gène, soit environ 4% des tumeurs. L’essai Alex, mené auprès de 300 patients, qui concerne certaines formes peu fréquentes de cancer du poumon, ceux dits « non à petites cellules », s’est intéressé à une thérapie ciblée de deuxième génération.

« Personne n’aurait pensé qu’il était possible de retarder autant la progression d’un cancer du poumon avancé »

Jusqu’à présent, ces tumeurs étaient traitées spécifiquement par le crizotinib (Xalkori, laboratoires Pfizer). Considérée comme le traitement standard, la molécule permet de ralentir l’évolution de la maladie pendant environ un an, permettant une survie globale de plusieurs années. Mais ces tumeurs pulmonaires particulièrement redoutables ont souvent la capacité de devenir résistantes après quelques mois de traitement. L’essai Alex a lui testé une autre molécule, l’alectinib (Alecensa, laboratoires Roche) avec succès puisqu’il démontrer sa supériorité sur le crizotinib.

Résultats impressionnants sur le cancer du poumon

Les résultats sont impressionnants car la nouvelle molécule a en effet permis de freiner plus longtemps l’évolution de la maladie, avec 15 mois de rémission supplémentaires que le crizotinib. « Personne n’aurait pensé qu’il était possible de retarder autant la progression d’un cancer du poumon avancé », s’est étonnée Alice Shaw, principal auteur des recherches. Autre effet noté par les auteurs de l’essai, un très net ralentissement de formation des métastases cérébrales, 9% sous alectinib, 41 % pour le crizotinib. Reste à démontrer que l’espérance de vie sera supérieure avec cette molécule qui n’est pas encore autorisée en France.

Auteur de l’article : Dr Lahouar

Docteur en médecine générale passionné par la technologie et l'informatiqueJe travaille en tant que consultant fonctionnel et marketing pour les industriels de santé.

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