Comment lire la tension sur un tensiomètre électronique?

Si on aime on partage!

Lire la tension artérielle est devenu un acte quotidien banal accessible à tous sans aucune difficulté. Les avancées technologiques ont fait que les tensiomètres électroniques sont devenus automatiques est intuitifs au point qu’il ne nécessite pas de connaissance clinique.

Autrefois la prise de tension était considérée comme acte médical nécessitant l’intervention du médecin.

Comment lire la tension sur un tensiomètre électronique?

Pour faire court il faut respecter la règle des  3 points pour une mesure fiable et correcte:

  1. matin et soir,
  2. pendant 3 jours de suite,
  3. avec 3 mesures consécutives (position assise, au calme, sans bouger ni parler)

Voilà ce que vous devez faire après avoir lu la notice d’utilisation de l’appareil ou avoir vu une démonstration par un personnel de santé (Pharmacien, médecin ou infirmier)

 6 étapes pour bien lire sa tension sur un tensiomètre électronique

1° Installez le tensiomètre sur une table (pour les modèles au bras) ou le mettre autour de votre poignet

2° Asseyez-vous confortablement

3° Reposez-vous cinq minutes environ en vous relaxant

4° Enfilez le brassard gonflable au niveau de votre bras. Ajustez-le à la bonne hauteur dans le sens indiqué par la notice ou réglez votre bras à hauteur de votre coeur

 

5° Placez votre bras sur la table à la hauteur de votre cœur. Il doit être fléchi

6° Actionnez la mesure. Pendant le gonflage et le dégonflage du brassard ne bougez pas et restez détendu

Position tensiometre poignet au niveau coeur

Vous avez souvent entendu parler de « prise de tension », il vaut mieux dire « mesure de la pression artérielle ». Cette mesure (automesure lorsque c’est vous-même qui mesurez votre tension) correspond à la pression de votre sang qui circule. ?

Lire aussi: Dossier complêt sur la tension artérielle 

Mesurer sa tension artérielle chez soi

À quoi correspondent les chiffres mesurés?

Vous avez souvent entendu parler de « prise de tension », il vaudrait mieux dire « mesure de la pression artérielle ». Cette mesure (automesure lorsque c’est vous-même qui mesurez votre tension) correspond à la pression de votre sang qui circule. Votre pression varie chaque seconde sous l’influence des battements de votre cœur. Le résultat de la mesure de la pression artérielle est exprimé par deux chiffres.

 » Le premier chiffre correspond au moment où le cœur se contracte (ce moment est appelé systole). Le sang est poussé dans les artères et la pression est alors maximale: c’est la « pression systolique ». (en vert)
 » Le second chiffre correspond au moment où le cœur se relâche (diastole). Le sang n’étant plus poussé dans les artères, la pression diminue jusqu’à une valeur minimale: c’est la « pression diastolique ». (en rouge)lecture tension

Votre résultat de pression est souvent exprimé sous la forme « douze/huit », par exemple. L’unité de mesure de pression artérielle actuellement admise est le millimètre de mercure. Il est donc préférable de dire, pour l’exemple précédent, 120/80 millimètres de mercure (mmHg). C’est avec la même unité que votre appareil affiche le résultat de votre mesure tensionnelle.

De quoi est fait un tensiomètre?

Le tensiomètre électrique est un petit appareil électronique qui comporte un cerveau dure et une partie molle faite généralement d’une poche d’air en caoutchouc qui se gonfle à travers des tuyaux.Comment mesurer sa tension artérielle

Le principe de la mesure consiste à enregistrer non pas la pression artérielle directement dans l’artère mais la contre-pression artérielle en écrasant l’artère sur laquelle est mesurée la pression.

La technique de mesure de la pression artérielle est presque centenaire. Depuis une vingtaine d’années, des appareils électroniques automatisés ont permis d’améliorer la fiabilité de la mesure.

Principe général de la mesure de la tension artérielle

comment fonctionne un tensiometre

Un tensiomètre est un appareil de mesure de la contre pression dans vos artères. Il permet d’obtenir des valeurs de la pression systolique puis diastolique. Ces deux pressions résultent de la tension sur les parois des vaisseaux sanguins exercée par l’afflux du sang dans les artères.

diastole et systoleLa première mesure ou la pression systolique est la pression à la suite de la contraction du cœur, la seconde nommée pression diastolique est la pression de base dans les artères quand le cœur se relâche. La diastole étant le temps de relaxation et de remplissage du cœur.Variation de la pression artérielle

La tension artérielle est une constante vitale bien régulée dans le corps. Bien que variable avec l’activité physique ou l’état émotionnel, tout changement ou écartement de ces valeurs au repos par rapport aux valeurs dites normales est synonyme de pathologie qui nécessite une prise en charge.

Le tensiomètre exerce une contre pression sur les artères (gonflage du brassard) jusqu’au point ou le sang ne circule plus dans le membre comme lorsqu’on applique un garrot puis cette contre pression diminue graduellement jusqu’à ce que la pression exercée par le cœur réussisse à faire passer le sang c’est à ce moment précis que la pression du brassard est égale à celle de la tension systolique. Le brassard continue à se dégonfler pour détecter la deuxième tension minimale, tension diastolique.

 

 

Méthode auscultatoire

La méthode auscultatoire décrite par Korotkoff, en 1905, est celle utilisée en clinique. On mesure la pression artérielle (PA) au bras, sur le trajet de l’artère humérale.

Une fois le brassard gonflé, l’artère du bras est comprimée ce qui empêche le passage du sang. Puis, le brassard est progressivement dégonflé, à une vitesse en moyenne de 2 à 3 millimètres de mercure par seconde.

Au cours de cette phase, deux phénomènes se produisent:

– Le bruit émis par l’artère se modifie : lorsque l’artère est comprimée, aucun bruit n’est audible pour le médecin qui écoute avec son stéthoscope ou le microphone.

Lorsque la pression diminue dans le brassard, l’artère commence à émettre un bruit : la pression alors mesurée sur l’appareil définie la pression artérielle maximale ou pression artérielle systolique.

Puis, le bruit continue à être audible lors de la décroissance de pression dans le brassard, jusqu’à un moment ou le bruit disparaît : la pression alors lue sur l’appareil définie la pression artérielle minimale ou pression artérielle diastolique.

En résumé :

  • Phase 1: Le premier battement net caractérise la valeur systolique.
  • Phase 2: L’intensité des battements diminue et peut même parfois disparaître (c’est le trou auscultatoire).
  • Phase 3: Bruits assourdis, souffle.
  • Phase 4: Disparition des bruits, le dernier battement correspond à la valeur diastolique.

Cette méthode de mesure définie la méthode auscultatoire. Elle est utilisée par le médecin, mais aussi par des matériels de mesure automatique de la pression artérielle.

Méthode oscillométrique

méthode oscillométrique

La technique oscillométrique de mesure de la pression artérielle a été mise au point par Marey en 1876. Elle est basée sur l’observation que des oscillations sont enregistrées dans la poche gonflable du sphygmomanomètre (tensiomètre) lors de son dégonflage.

Les pulsations induites par l’artère sont différentes de la méthode auscultatoire : lorsque l’artère est comprimée, aucune pulsation n’est perçue pour l’appareil, puis lorsque la pression diminue dans le brassard, l’artère commence à émettre des pulsations. La pression alors mesurée sur l’appareil définie la pression artérielle maximale ou pression artérielle systolique.

Au fur et à mesure de la diminution de la pression dans le brassard, les oscillations vont devenir de plus en plus importantes, jusqu’à une amplitude maximale de ces oscillations définissant la pression artérielle moyenne.

Puis, les oscillations continuent à être audibles lors de la décroissance de pression dans le brassard, jusqu’à un moment ou elles disparaissent: la pression alors lue sur l’appareil définie la pression artérielle minimale ou pression artérielle diastolique.

La méthode oscillométrique est très souvent utilisée dans les appareils de mesure automatique de la pression artérielle, du fait de son excellente fiabilité.

Par contre, elle est un tout petit peu moins précise que la méthode auscultatoire ou microphonique. Certains appareils, en particuliers les appareils de mesure de la pression durant 24 heures, utilisent les deux techniques de mesure.

Découvrez l’appareil qui utilise cette méthode: Tensoval duo control II

Méthode photopléthysmographique

Cette technique permet de recueillir la pression artérielle au niveau des artères des doigts. Un petit coussinet est gonflé autour du doigt, et la pression est maintenue constante. Toute variation de pression au niveau du doigt va entraîner une modification de pression dans le coussinet qui la traduit ainsi en pression artérielle.

 

Comment bien choisir son tensiomètre automatique?

Voilà donc un petit guide pour savoir comment choisir son tensiomètre

Bras ou poignet

On a déjà publié une explication détaillé des deux techniques et la différence entre une prise de tension au poignet et au niveau du bras (vous pouvez consulter l’article complet en suivant le lien)

Ce qu’il faut retenir, le tensiomètre au bras et plus précis et moins influencé par les mouvements du bras. Il permet une meilleur constance et reproductibilité des résultats.

De l’autre côté un tensiomètre au bras peut mieux s’adapter aux différentes tailles et morphologies permettant une mesure encore plus précise.

D’où l’importance de bien choisir la taille de brassard adaptée lors de l’achat d’un tensiomètre au bras.

Voilà donc les trois principales caractéristiques à considérer pour bien choisir un tensiomètre pour une utilisation à domicile

  • Tensiomètre au bras
  • Automatique
  • Avec un brassard de taille adapté

Dans cette catégorie on retrouve des modèles classiques très fiables et performants ; OMRON M3

Une fois les caractéristiques de bases couvertes et qui délivrent tous dont on a besoin d’un tensiomètre, on peut commencer à considérer d’autres options, ou fonctionnalités qui peuvent améliorer l’expérience et optimiser l’utilisation de l’appareil.

Parmi ces fonctions on trouve

La connectivité

Les plus performants offrent une connectivité Bluetooth et une interface mobile ou web pour gérer l’historique des mesures

On cite l’OMRON M7 IT ou le Beurer BM77

L’aide au diagnostique

La plupart des nouveaux tensiomètres offrent une barre d’interprétation des mesures selon les standards de l’OMS (Braun Exact Fit 5)

Il y’en a aussi ceux qui détectent les arythmies et les fibrillations auriculaires (puisqu’une mesure lors d’un épisode d’arythmie est souvent erronée et non fiable)

Le Beurer BM 95 offre même une fonction d’ECG pour surveiller le tracé cardiaque

L’utilisabilité

Certain tensiomètre possède une fonction tactile (Beurer BM 58 à écran tactile)

Un grand écran clair et éclairé ( Beurer BM 85)

Ou même une fonction vocale pour l’annonce du résultat pour les personnes mal voyant (Beurer BM 49 tensiomètre à fonction vocale)

Auteur de l’article : Dr Lahouar

Docteur en médecine générale passionné par la technologie et l'informatiqueJe travaille en tant que consultant fonctionnel et marketing pour les industriels de santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *