Diabète gestationnel – Comment y faire face sans s’affoler!

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L’OMS définit cette pathologie comme un dysfonctionnement de la tolérance glucidique. Celui-ci entraîne une hyperglycémie plus ou moins sévère. Ce diabète gestationnel peut survenir chez la future maman à la fin du deuxième trimestre de grossesse. On l’appelle fréquemment diabète de grossesse. Être enceinte augmente le risque de développer un diabète car cet état induit une condition physiologique d’insulinorésistance qui peut empirer pendant la grossesse.

 

Dépister le diabète gestationnel

 

Ce trouble peut passer inaperçu ou bien se signaler par des symptômes semblables à ceux des autres formes de diabète : forte soif, envies fréquentes d’uriner et grande fatigue. Dans le cadre du suivi médical prénatal, le diabète gestationnel est découvert par des analyses. Certaines femmes enceintes sont particulièrement à risque : Limiter les risques

  • Les plus de 35 ans : taux de diabète gestationnel parmi elles = 14,2%
  • Femmes ayant déjà subi un tel diabète : 50%
  • Antécédents de diabète de type 2 dans la famille
  • Antécédents de macrosomie (bébé qui pèse trop lourd)

 

 

Si un diabète gestationnel est dépisté, il ne faut pas s’affoler. Avec une hygiène de vie adaptée et une auto surveillance rigoureuse, cette pathologie peut être soignée en douceur et éviter de fâcheuses conséquences pour la maman et le bébé. Faute de quoi, celui-ci peut avoir un poids de naissance anormalement élevé, supérieur à 4 kg. Une dystocie, ou accouchement délicat, est le principal risque à prévoir. La mère peut souffrir d’hypertension artérielle ainsi que d’œdèmes et d’un surpoids rapide.

 

Un suivi adapté

 

Une fois le diagnostic établi, des mesures immédiates s’imposent. Le médecin prescrit un glucomètre, un lecteur de glycémie qui permet de mesurer son taux autant de fois que nécessaire, à savoir 4 à 6 fois par jour. Des précautions diététiques sont primordiales. Il faut prendre trois repas équilibrés par jour voire deux collations supplémentaires pour bien répartir les apports glucidiques au cours de la journée. Si les indications fournies par le glucomètre restent au-delà de la normale et que le régime ne suffit pas, des injections d’insuline peuvent être prescrites par le médecin.

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Compléter ces mesures

 

Sauf avis médical contraire, il est recommandé de débuter ou conserver une activité physique appropriée. La bonne fréquence pour ces séances peut aller de 3 à 5 fois par semaine, à raison de 30 minutes chaque fois. Il est aussi utile d’être suivi par une équipe pluridisciplinaire qui complète l’action du médecin traitant : gynécologue, diabétologue et nutritionniste. L’objectif essentiel est le maintien pour la future maman d’une glycémie inférieure à 0,95g/L à jeun et 1,2g/L après le repas, à vérifier avec son glucomètre.

 

A moins d’une contre-indication médicale, l’accouchement peut se dérouler dans une maternité de proximité. Si le bébé pèse trop lourd, une césarienne est proposée. Pendant le post-partum, des contrôles de glycémie sont de nouveau effectués.

Auteur de l’article : Dr Lahouar

Docteur en médecine générale passionné par la technologie et l'informatiqueJe travaille en tant que consultant fonctionnel et marketing pour les industriels de santé.

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