Hypertension artérielle, Causes et facteurs de risque

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 L’hypertension artérielle est définie par une augmentation des chiffres de la tension artérielle, habituellement en rapport avec des anomalies de fonctionnement du système vasculaire.

La variabilité de la tension artérielle conduit à disposer de nombreux mécanismes de régulation.

Ces modifications souvent rapides, comme celle de se lever, ou sur des périodes plus longues, comme par exemple une grossesse ou l’âge, imposent une adaptation de l’organisme.
La régulation de la tension artérielle est sous la dépendance de :

  • La quantité de sang présente dans les vaisseaux ou volémie qui peut, en augmentant, élever le débit cardiaque et le volume de sang contenu dans les veines et donc augmenter la tension artérielle.
  • La capacité des artères et des artérioles à se contracter et à se dilater (vasoconstriction et vasodilatation) en fonction des circonstances. Cette réactivité vasculaire est en rapport avec des modifications de la teneur en calcium et en sodium.
  • Du système rénine-angiotensine-aldostérone (voir sur Wikipédia). Soit un ensemble de sécrétions hormonales participant à la régulation de la tension artérielle par deux voies. D’une côté la rénine, substance efficace sur la contraction des artères. Et de l’autre l’aldostérone, une hormone agissant au niveau des échanges en potassium et en sodium qui se déroulent au niveau du rein.
  • Du système nerveux autonome qui agit par l’intermédiaire de récepteurs sensibles à la pression (barorécepteurs) ou à la modification de la concentration en oxygène dans le sang.

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Crédit image svt.ghediri

Le rein est le théâtre d’échanges nombreux concernant à la fois la volémie et les différents ions impliqués dans la régulation de la tension artérielle. Le rein peut, selon les conditions, augmenter ou réduire le niveau de filtration et la quantité d’ions excrétée dans les urines. Ces rapports entre l’excrétion rénale d’eau et de sel se font en étroite corrélation avec les sécrétions hormonales citées auparavant.

L’hypertension artérielle a une double origine

  • Génétique d’une part avec une prédisposition à l’hypertension artérielle,
  • Environnementale d’autre part, directement influencée par nos conditions de vie (alimentation, apport en sel, poids, niveau de stress etc)

Facteurs de risque de l’hypertension artérielle:

Certains facteurs de risque cardio-vasculaire associés à l’hypertension artérielle sont modifiables, d’autres ne le sont pas. Le risque augmente de manière plus importante quand plusieurs facteurs sont associés.

Il existe deux types de facteurs de risque cardio vasculaire.

  • Les facteurs modifiables :

• Diabète, traité ou non.

• Tabagisme actuel ou sevrage datant de moins de 3 ans.

• Dyslipidémies (hypercholestérolémie).  LDLc > 1.60 g/l, HDLc < 0.40 g/l. A l’inverse une valeur de HDLc > 0.60 g/l est un facteur protecteur.

• Obésité ou surcharge pondérale avec un IMC > 25 kg / m2.

• Sédentarité, c’est-à-dire l’absence d’activité physique régulière.

  • Les facteurs non modifiables :

• Age > 50 chez l’homme, > 60 chez la femme.

• Sexe masculin

• Hérédité. Les antécédents familiaux d’accident cardiaque précoces tels un infarctus du myocarde ou une mort subite avant 55 ans chez le père ou un parent du permier degré de sexe masculin, ou avant 65 ans chez la mère ou un parent de premier degré de sexe féminin.

Causes:

Seules 5 à 10 % des hypertension artérielles relèvent d’une cause identifiable. Si la plupart des cas d’hypertension artérielle reste donc inexpliqués, l’identification d’une cause curable permet d’éviter de prendre un traitement à vie.

Si votre médecin vous prescrit des examens lorsqu’il vient d’identifier que vous êtes hypertendu c’est à la fois pour rechercher une cause curable et pour identifier les conséquences de l’hypertension sur certains organes.

Certains signes permettent d’évoquer l’origine d’une hypertension artérielle :

– Des crampes, des céphalées, des sueurs, despalpitations, des signes urinaires.

– Un souffle para ombilical à l’auscultation.

– Un rein palpable.

– Une HTA réfractaire au traitement avec une tension qui reste supérieure à 90 mmHg avec deux médicaments.

Certains médicaments peuvent être à l’origine d’une hypertension artérielle curable avec la suppression du produit incriminé.

L’arrêt du produit doit s’accompagner d’un suivi des chiffres tensionnels car il peut exister, sous-jacente, une prédisposition à l’HTA.

Les principaux médicaments concernés sont :

• Des anoréxigènes.

• Des décongestionnants par voie nasale ou générale.

• Des oestrogènes de synthèse ou des corticoïdes.

• Des Anti-inflammatoires de synthèse (AINS).

• Des alcalins et dérivés de la réglisse.

• Des amphétamines.

• Des cyclosporine.

Prevention:

La prévention, une fois l’hypertension artérielle présente, consiste à tout faire pour avoir des chiffres de tension qui restent dans les limites de la normale. Le seul et unique conseil pour cette maladie est simple : obtenir des chiffres normaux de tension artérielle. Pour cela il est essentiel de :

– Se faire prendre la tension artérielle :

• A fréquence régulière.

• Par un professionnel de santé habitué à le faire.

• Dans de bonnes conditions, c’est-à-dire au repos pendant quinze minutes, en dehors d’une période de stress, en n’ayant pas fumé et en multipliant les prises, soit au moins trois.

Respecter les règles d’hygiène de vie :

• Gérer votre alimentation. Trois facteurs influencent le niveau de tension artérielle: l’apport calorique, l’apport en graisses et celui en sel. Leur réduction réduira les chiffres de tension artérielle de manière significative. Une alimentation équilibrée permet également de maintenir plus facilement un poids idéal ce qui est un atout complémentaire pour faire baisser les chiffres de tension artérielle.

• Gérer son poids. Un hypertendu sur deux présente une surcharge pondérale qui influence directement le niveau de tension artérielle. L’IMC d’un adulte en-deçà de 65 ans devrait être en moyenne compris entre 20 et 25.

• Privilégier l’activité physique. L’absence d’activité physique a une influence sur la tension artérielle et la fréquence cardiaque. L’objectif est donc de pratiquer 30 à 60 minutes d’activité physique 3 à 4 fois par semaine. Il est possible de fractionner cette activité au cours de la journée, par exemple deux fois un quart d’heure ou trois dix minutes dans la journée. Toutes les occasions sont bonnes : marcher, monter des escaliers, faire des activités physiques de loisir, faire du sport…Si vous n’avez pas fait d’activité physique depuis longtemps, parlez en avec votre médecin.

• Limiter l’alcool en ayant une consommation modérée, soit plus d’un ou deux verres de vin par repas.

Auteur de l’article : Dr Lahouar

Docteur en médecine générale passionné par la technologie et l'informatiqueJe travaille en tant que consultant fonctionnel et marketing pour les industriels de santé.

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