Quand les réseaux sociaux diagnostiquent la dépression

Si on aime on partage!

Les photos partagées sur Instagram peuvent prédire un état dépressif

La dépression est un trouble qui concerne plus de 300 million de personne dans le monde

Il est souvent très difficile de reconnaître une personne qui souffre des premiers signes d’une dépression… Sauf qu’une étude récente prétend pouvoir détecter ce trouble précocement à partir des photos partagées sur Instagram.

 

Un algorithme qui analyse les photos Instagram

Des chercheurs ont développé un algorithme qui permet d’identifier des personnes souffrant de dépression seulement par l’analyse des photos Instagram avec une précision de 70%

Cette étude de petite envergure publiée dans le journal EPJ data science a concernée 166 utilisateurs Instagram et leur 4400 photos partagées sur Instagram

Les chercheurs ont développé un programme informatique qui analyse les nuances de couleurs et les interactions sur chaque photo tel que les likes et les commentaires.

Les photos publiées par des dépressifs ont tendance à être plus sombres en nuances, concernent plutôt le visage et suscitent un nombre de commentaire et d’interaction plus important. Déclare le Dr Chris Danforth co auteur et codirecteur de l’université de Vermont’s computational story lab

 

Plutôt un moyen de dépistage

Bien que 71 personnes de l’étude identifiés par l’algorithme ont été diagnostiqués pour une dépression il est important de souligner que ce programme ne peut pas être un moyen diagnostique de dépression

Il s’agit plutôt d’un outil de dépistage précoce pour identifier des personnes à risque.

La prise en charge de la dépression permet l’accès plus précoce et plus efficace au traitement pour un meilleur control de la maladie

« C’est important qu’en 2018 on puisse identifier des personnes susceptibles de commettre un suicide avant leur passage à l’acte et les référer vers les réseaux de soins adaptés. »

 

Une étude limitée qui doit être confirmée par un échantillonnage plus large

L’une des limites de cette étude des Dr Danforth et Dr Andrew Reece de l’université de Harvards c’est la taille de l’échantillon qui n’est pas significatives.

509 candidats ont été sélectionnées mais 43% ont refuses de partager leur données

Les études de ce genre doivent donner plus garantie pour les candidats concernant la préservation de leurs données personnelles

Auteur de l’article : Dr Lahouar

Docteur en médecine générale passionné par la technologie et l'informatiqueJe travaille en tant que consultant fonctionnel et marketing pour les industriels de santé.

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